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Equipement

Un bon équipement, adapté, est fondamental pour la sécurité et la réussite de la randonnée, ou de la course, en montagne. L’équipement de base est l’équipement nécessaire à une haute randonnée ou course en montagne :


Les chaussures
De bonnes chaussures, adaptées, dans lesquelles on est bien, c’est capital.

Quelles sont les caractéristiques essentielles ?
  • La tige est haute : c’est à dire que la chaussure maintient la cheville.
  • La semelle est de type « vibram » : pour garantir une bonne adhérence au terrain. Elle comporte une semelle amortissante : ceci pour conserver longtemps, et en bon état, nos genoux.

Il existe des options :
  • Semelle semi rigide ou rigide (la chaussure souple n’est pas adaptée)
  • Coque plastique ou cuir (la chaussure légère en toile n’est pas adaptée)

La première de ces options est à préciser en fonction de l’utilisation, sachant que pour pratiquer la montagne hors sentier (pentes d’herbe, pierriers, rochers, neige …) il faut une semelle rigide ; alors que le choix entre coque plastique et cuir dépend du confort de chacun (certains seront plus confortables en coque et d’autre en chaussure en cuir).

Choisir sa chaussure :
Il faut essayer plusieurs modèles correspondant aux caractéristiques pré-citées aux options, pour identifier celui adapté à la morphologie de son pied ( il faut bien entendu essayer les deux pieds ! )
La chaussure au pied, non lacée, on doit pouvoir glisser un doigt derrière le talon jusqu’à toucher la semelle.
Une fois la chaussure lacée, serrée, le pied doit être immobilisé, le talon ne doit pas bouger en marchant, alors que les orteils au contraire ne doivent pas être bloqués, ni venir buter sur le bout de la chaussure.

En montagne :
Pour les chaussettes, le coton est déconseillé car il conserve l’humidité, la laine est préférable.
Les pieds délicats pourront mettre deux paires de chaussettes dont une, la première, fine ; ou en prévention des ampoules, ils colleront sur les zones sensibles un morceau d’élastoplaste.



Les vêtements

Le principe des trois couches :
  • La première couche  est en contact direct avec la peau ; le vêtement doit être « respirant » pour permettre l’évacuation de l’humidité due à la transpiration.
  • La seconde couche a pour fonction de conserver la chaleur.
  • La troisième couche est la couche externe. Son rôle est de protéger de l’agression ; elle a principalement un rôle de « coupe vent » imperméable.

Les matériaux pour chacune de ces couches sont donc choisis en fonction des propriétés demandées par la fonction :
Pour la réalisation de vêtements correspondant à la première et à la seconde couche  on peut citer : polyester, polypropylène, coolmax, thermolite, polartec, dryflo…
Le matériau correspondant aux vêtements de la troisième couche est le goretex qui a la propriété d’être imperméable et respirant à la fois (attention toutefois car en vieillissant il perd ces qualités).

Remarques :
  • Pour la troisième couche éviter les matériaux étanches type k-way ou cape de pluie, car dessous il y a condensation : en conséquence au bout de quelques heures de marche, la couche inférieure est trempée.
  • Le coton est à bannir car il conserve l’humidité ; la laine possède un excellent facteur d’isolation, mais elle est lourde par rapport aux matériaux synthétiques.
  • Ce principe des couches est aussi applicable au pantalon. Par très grand froid, on s’équipera de la couche 1 et 3.

Choisir ses vêtements :
Il faut les essayer car ils doivent à la fois ne pas être amples, tout en ne gênant pas les mouvements de grandes envergures : en particulier, il faut s’assurer de la bonne longueur des manches quand on lève les bras, d’un dos long qui permet au vêtement de ne pas sortir du pantalon quand on se baisse…
Dans la même logique, il faut préférer un vêtement qui s’enfile par la tête à un vêtement qui s’ouvre sur le devant, ainsi qu’une salopette à un pantalon. Enfin, la dernière couche doit être d’une couleur voyante (rouge vif, jaune fluo…), la couleur est aussi un gage de sécurité.
En fonction du terrain, et du temps, il vaut mieux avoir des vêtements longs qui recouvrent les membres et donc les protègent qu’un short et un débardeur.


Le sac à dos

Il n’y a plus de mauvais sac à dos, par contre il y a :
  • Des sac à dos mal choisis par rapport à la morphologie et à l’utilisation.
  • Des sacs à dos mal réglés sur le porteur.
  • Des sacs à dos mal faits : c’est à dire dont le contenu n’est pas rangé correctement, ou attaché sur le sac.

Comment choisir son sac à dos :
Le sac à dos, c’est un peu comme une paire de chaussures : le sac à dos doit être adapté à la morphologie. En particulier, comme son nom l’indique il se porte du coté du dos, donc sa hauteur doit correspondre à la hauteur du dos. Ensuite il est maintenu au corps du porteur par des bretelles et une ceinture. Ces équipements doivent aussi correspondrent à la morphologie du porteur. C’est pour cette raison qu’il existe des sac à dos hommes et des sacs à dos femmes.

Le sac à dos doit être adapté à l’utilisation en ce qui concerne sa capacité :
inutile de choisir un sac de 75 litres pour une randonnée d’une journée, la nature ayant horreur du vide, ce gros sac sera quand même plein.

Comment le régler :
Le sac doit porter sur les épaules et sur les deux épaules à la fois, il doit être régler pour cela en ajustant la longueur des bretelles et les rappels de charges sur les bretelles.
Le sac doit porter sur les hanches, il doit être régler pour cela en ajustant le serrage de la ceinture et les rappels de tension sur la ceinture.
Les bretelles et la ceintures doivent donc être confortables : larges et matelassées.
Une fois ajuster, en marchant ou en courant, le sac ne doit ni pouvoir se déplacer ni pouvoir ballotter ; il doit faire corps avec son porteur. C’est pour cette raison que le sac à dos à claie n’est pas un modèle adapté à la montagne. 

Comment « faire » son sac :
Faire son sac, c’est le remplir, en disposant judicieusement le contenu dans le sac. Pour ne pas être amené à refaire constamment son sac on a tout intérêt à mettre au fond du sac le matériel auquel on aura besoin peu souvent, et dessus celui qui sera fréquemment utilisé ; c’est une règle de bon sens.

Le principe à respecter pour bien faire son sac est le suivant :
Quand on porte une charge, il faut s’arranger pour qu'elle modifie le moins possible l’équilibre que nous avons naturellement quand nous nous déplaçons. En effet, dans le cas contraire nous devrions faire des efforts supplémentaires pour maintenir cet équilibre, ces efforts engendrant une fatigue importante et un risque de chute.
Ainsi, la charge doit être positionnée de façon à ce que son centre de gravité soit le plus près possible du centre de gravité propre du porteur, et dans l’axe vertical passant par ce centre de gravité.
Pour répondre à ce principe physique, et pour éviter le risque de déséquilibre je ne recommande donc pas uniquement de mettre les matériels les plus lourds en haut du sac :
« Une fois rempli, le centre de gravité du sac à dos doit être le plus haut possible, le plus près possible du dos, et dans l’axe de symétrie du sac. Pour se faire donc, les matériels lourds doivent être placés en haut du sac, contre les épaules, et au milieu du sac (non pas sur les cotés). C’est principalement pour cette raison qu’il est préférable d’avoir un sac à dos étroit et haut, modèle appelé « alpiniste », même pour des randonnées, plutôt qu' un sac large avec des poches. Ce dernier étant beaucoup plus difficile à faire ».
De plus, je précise :
« Une fois ajusté, en marchant ou en courant, le sac ne doit ni pouvoir se déplacer ni pouvoir ballotter ; il doit faire corps avec son porteur. C’est pour cette raison que le sac à dos à claie n’est pas un modèle adapté à la montagne ». 
Enfin, tout doit être à l’intérieur du sac, et rien (qui ne pourrait être placé à l’intérieur du sac) ne doit lui être accroché (pas de gourde qui pende, ni de baskets accrochées par leur lacets, ni de veste glissée sous les lanières de fermeture…) ceci d’une part pour éviter les balans et les déséquilibres et d’autre part pour éviter d’accrocher des obstacles au passage.

Le fond du sac :
Voici une liste de matériels minimum à avoir dans son sac à dos, (c’est ce que l’on appelle le « fond du sac »), quelle que soit la sortie Couverture de survie, sacs plastique, papier toilette, bonnet et paire de gants, chapeau, sifflet, couteau, lacets, papier, crayon, lunettes de soleil, crème solaire, gourde, boussole, lampe frontale (en état de fonctionnement), papier d’identité, montre, carte.

Que mettre dans votre sac en complément du « fond de sac » ?
Faite donc la liste de ce que vous allez emporter en complément du « fond de sac », et au retour, noter ce qui ne vous a pas servi. Votre liste va donc s’affiner au fil des sorties en supprimant l’inutile, le superflu, et votre sac va s’alléger.

Texte : Sylvie